Annexe B : Cadre relationnel de l’Indigenous Women’s Safety Table

Avis de non-responsabilité :

Cette annexe comprend de l'information de tierces parties (à l’extérieur du gouvernement du Canada). Les documents ont été publiés tels que reçus. Les personnes qui souhaitent s’en remettre à cette information doivent consulter directement la source de l’information.

Cadre de la Table de relations pour la sécurité des femmes autochtones de la Coalition autochtone d'Ottawa (OAC)

Ottawa Aboriginal Coalition (OAC)
Indigenous Women’s Safety Table
Cadre relationnel

Ce travail vise à rétablir l’équilibre chez les femmes autochtones, au sein de nos familles et dans nos communautés.

[Traduction] « Dans de nombreuses cultures et sociétés autochtones, on nous enseigne à honorer les femmes en tant que donneuses de vie, gardiennes du savoir, conteuses, guérisseuses, porteuses de la parole, membres de la communauté et êtres humains; or, le colonialisme a eu un impact négatif sur ces valeurs Â» (Romeo Sanganash).

1. Introduction

En 2019, la Commission d’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a rendu son rapport. En juin 2021, le Plan d’action national a été publié afin de donner suite à ce rapport et de proposer des mesures et des investissements visant à assurer la sécurité des femmes autochtones.

Pendant cette période, l’Ottawa Aboriginal Coalition a mené des discussions sur la manière de faire de la ville d’Ottawa un endroit plus sûr pour les femmes autochtones. À la lecture des différents documents, il est apparu clairement que garantir la sécurité des femmes autochtones implique d’opérer des changements structurels, systémiques et institutionnels dans de multiples systèmes, et de s’attaquer à la violence raciale profondément ancrée dont sont victimes les femmes autochtones à Ottawa.

2. Objectif de la Table de sécurité

La table se concentrera sur les systèmes particuliers qui doivent évoluer afin d’améliorer leur capacité à offrir un environnement sûr aux femmes autochtones. Les quatre premiers systèmes que la table examinera et pour lesquels elle proposera des changements sont les suivants :

  1. Services de police à Ottawa, en particulier le Service de police d’Ottawa
  2. Soins de santé à Ottawa, en particulier les services liés aux dépendances et à la guérison
  3. Système des foyers d’accueil (au-delà de la protection de l’enfance), en mettant un accent particulier sur les jeunes et les jeunes femmes.
  4. Logement et itinérance

La table permettra de cerner les changements à apporter à un système ou à une institution en particulier afin d’améliorer la sécurité des femmes autochtones à Ottawa.

3. Membres

L’Indigenous Women’s Safety Table sera composée de membres de l’OAC et de partenaires clés.

  1. Toutes les organisations membres de l’Ottawa Aboriginal Coalition
    1. Gignul Housing
    2. Inuit Not For Profit Housing
    3. Inuuqatigiit
    4. Kagita Mikam
    5. Makonsag Head Start
    6. Minwaashin Lodge
    7. Centre d’amitié autochtone Odawa
    8. Tewegan
    9. Tungasuvvingat Inuit
    10. Wabano Aborigiinal Centre for Health
  2. Association des femmes autochtones de l’Ontario
  3. Ville d’Ottawa
  4. Services de police d’Ottawa
  5. Santé publique Ottawa

Questions clés :

  1. Qui d’autre souhaiteriez-vous inclure parmi les membres?
  2. Quel est le rôle des organisations de femmes non autochtones d’Ottawa, comme l’OCTEVA et le l’IVTF?

4. Structure de fonctionnement de la Table de sécurité

Chaque domaine prioritaire du système sera doté d’un groupe de travail chargé de cerner les changements à apporter pour rendre le système sûr pour les femmes autochtones et d’élaborer la stratégie de défense des changements préconisés.

Indigenous Women’s Safety Table
  Groupe de travail policier Soins de santé Foyers de groupe Logement et itinérance
Coprésidence Recommandation : une personne représentant Minwaashin Recommandation : une personne représentant Wabano ou de Minwaashin Recommandation : une personne représentant Tewegan Recommandation : une personne représentant Gignul et/ou l’association Inuit not for Profit Housing et de Wabano (Tina)
Membres
  • ONWA (Traite de personnes)
  • Services de police d’Ottawa
  • Santé publique Ottawa
  • Membres de l’Urban Indigenous Health Alliance
  • ONWA (Traite de personnes)
  • CASO
  • Tous les membres de l’ACAB
  • Trois organismes de logement
Personne-ressource Shirley Cuillierrier      

5. Processus et calendrier proposé

Le processus prévu pour chaque domaine du système est le suivant :

  1. Mettre en place un groupe de travail pour chaque domaine prioritaire.
    1. Désigner deux coprésidents pour chaque groupe de travail. L’un d’eux sera issu d’une organisation membre de l’OAC.
    2. Définir la composition du groupe de travail.
juillet – fin septembre
  1. Examiner les principaux rapports et formuler des recommandations ou des demandes qui répondent aux besoins à Ottawa.
 
  1. Élaborer des questions à aborder avec les femmes autochtones de la communauté.
 
  1. Discuter, lors de rencontres avec les femmes autochtones, des répercussions actuelles du système et des changements qu’elles souhaitent voir mis en place.
 
  1. Analyse des entretiens avec les membres de la communauté et formulation de recommandations clés en vue d’un changement.
 
  1. Définition d’un processus de changement planifié, visant à mettre en œuvre les changements un à un.
 
  1. Développement continu des relations avec les principaux intervenants du système actuel.
 
  1. Promotion continue de la stratégie de changement et de sa mise en œuvre.
 

6. Mise à profit des savoirs autochtones, y compris une analyse fondée sur le genre chez les Autochtones

Les systèmes que nous nous efforçons de changer s’inscrivent dans un système de valeurs et un mode de pensée bien ancré qui continuent de porter préjudice aux femmes autochtones. Nous mettrons à profit les savoirs autochtones ainsi que les modes de connaissance et d’être qui leur sont propres pour soutenir le processus lui-même, et pas seulement les résultats de notre travail.

Cela commencera par la reconnaissance du fait que les femmes autochtones sont les détentrices du savoir sur leur propre vie et leurs expériences vécues.

Mettre en œuvre une analyse fondée sur le genre chez les Autochtones signifie que nous travaillerons avec la communauté pour recueillir les témoignages, analyser ce qui est dit et cerner les domaines prioritaires pour le changement.

7. Ressources mises à la disposition de la Table

L’Ottawa Aboriginal Coalition fournira le soutien logistique et opérationnel nécessaire à la Table, notamment en matière d’animation, d’organisation des réunions, de rédaction des procès-verbaux et de rapports. L’OAC s’efforcera également de trouver des fonds pour soutenir les travaux de la Table.

8. Chronologie

La table fonctionnera pendant un an; elle se réunira tous les deux mois, tandis que les groupes de travail se réuniront les mois intermédiaires afin de faire progresser une mesure au cours de cette première année. Au bout d’un an, la Table fera l’objet d’un bilan et décidera de poursuivre, de modifier ou de mettre fin à ses activités.

9. Code de conduite à la Table

Les cultures autochtones regorgent d’enseignements qui guident notre quotidien. La culture, c’est avant tout un art de vivre au quotidien ancré dans les enseignements. Pour cette table, nous proposons que l’enseignement toltèque des « Quatre accords Â» serve de code de conduite de départ.